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"Semblable à une citadelle, le Vieux Village domine villes, villages, collines, forêts, jusqu'à la base des pré-Alpes, accroche le regard et la curiosité du touriste, de l'artiste, du savant. L'histoire sommeille en ses vieux murs, dans le silence et la paix de ses venelles, dans ses oliveraies parfumées, dans ses champs qui grimpent jusqu'à lui de terrasse en terrasse. Mougins l'Antique… autrefois "Mons Aegitna" selon les uns, "Mons Ignis" selon d'autres… "Mon Ignis", mont du Feu, mont du Soleil, de la Lumière, de la Joie… Mont de la Vie! Quelle Gloire!" … G. CAUVIN

 

Visite en 3D

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  • À quinze minutes de Cannes, de ses plages et de ses festivals, à huit kilomètres de Grasse, cité des Parfums,
  • à 40 kilomètres de la plus proche neige (Gréolières-Les-Neiges), sur la colline, où les jardins se mêlent aux oliveraies centenaires, MOUGINS vous attend.
  • Le T.G.V. dessert Cannes, une sortie de l'autoroute est à 3 kilomètres du village.
  • Nice et son aéroport sont à moins d'une demie-heure.
  • Le vieux village est situé à 260 mètres au-dessus de la mer. On y jouit d'un panorama grandiose d'une exceptionnelle luminosité. Le territoire, fort étendu, dont les forêts de pins, de chênes lièges et de chênes verts occupent le cinquième, parsemé de maisons enfouies dans la verdure, est à une altitude toujours supérieure à 100 mètres.
  • Les températures d'été sont rafraîchies par ce micro-relief. Le mistral est rare Normal 0 21

Au premier siècle avant notre ère, la colline de MOUGINS était le minuscule chef-lieu d'une tribu ligure. À l'époque romaine, elle acquit une certaine importance comme relais de poste sur la Via Aurelia. Au Moyen-Age, ce fut un bourg fortifié pourvu tardivement, durant le règne du Roi René, souverain de Provence, d'une charte de franchise. L'Abbé de Lérins et l'Evêque de Grasse, étaient des seigneurs. La protection de la colline et de ses murs permit à Mougins de moins souffrir que beaucoup de villages des guerres locales et des conflits du XVIè siècle. Aux XVIIIè et XIXè siècles, elle connut une certaine prospérité grâce au travail de ses habitants dans leurs oliveraies, leurs vignes et leurs champs. Napoléon 1er y était passé lors de son évasion de l'Ile d'Elbe. Dès la fin du XIXè siècle, son climat et l'agrément de sa situation attirèrent de nombreux Français et étrangers. MOUGINS compte aujourd'hui environ 20 000 habitants mais tout y reste encore à l'échelle humaine.

Suivez le guide :

  • À quelques pas de l'entrée du Village s'étend la Place du Commandant Lamy, espace fleuri, autrefois place du Vallat, agrémentée par un bronze de Cérès surmontant une des plus anciennes fontaines du village. L'auge débordante de végétation est l'authentique abreuvoir de jadis.
  • Dans la salle voûtée du 1er étage de l'Hôtel de France, siégeait le Tribunal, conformément à la charte de franchise, signée par l'Abbé Dom Louis de Pons, sous le règne du Roi René et accordant aux Mouginois le droit d'être jugés sur place.
  • La vieille Mairie porte en façade à droite de l'horloge, les armoiries du village: "d'azur à deux palmes d'or accompagnées de trois fleurs de lys, deux en chef, une en pointe" et une fontaine d'angle au secret clapotis.
  • La salle des mariages, au rez-de-chaussée, a conservé l'abside semi-circulaire de la Chapelle St-Bernardin. Ici-même, 134 Mouginois, en présence du Lieutenant-Juge représentant l'Evêque de Grasse, seigneur de Mougins et des maîtres-consuls, établirent , à la veille de la Révolution, des cahiers de doléances de la population demandant l'abrogation des lettres de cachet, la faculté pour tous de concourir à tous les emplois, l'attribution de la police de Mougins aux officiers municipaux, et l'établissement d'une constitution du pays de Provence. N'hésitez pas à pousser la lourde porte d'entrée de cet édifice, vous aurez ainsi l'accès à ce qui est devenu la salle des mariages. Au premier étage, se tient l'Espace Culturel, fier de ses expositions d'art, ainsi qu'un musée consacré à Maurice Gottlob, peintre, poète, sculpteur… mais surtout garde-champêtre de la ville au début du XXè siècle.
  • Au n°60, un moulin à huile faisait face à un moulin à farine flanqué de l'un des 5 fours à pain du village. Sur le passage voûté s'élevait l'hôpital. Nous débouchons rue du Maréchal Foch; à droite une statue de St-Jacques le Majeur, orne la façade du n°78.
  • A gauche, le Musée d'Histoire Locale, riche de vestiges romains, de vieux parchemins, d'objets usuels des temps révolus.
  • Nous prenons sur la droite, et longeons le chemin de ronde jusqu'à la Place du Lieutenant Isnard, autrefois Place des Peyroues. En effet, vouée au culte de Bacchus chaque année à l'automne, elle était envahie d'alambics qui distillaient l'Aiguo Ardent (eau de vie) à partir du moût de raisin. De nos jours; plus d'odeurs capiteuses. Seul le ruissellement de la vieille fontaine, le souffle harmonieux de la brise dans les feuillages, l'ombre légère des micocouliers et les ateliers d'art attirent ceux qui prennent le temps de vivre.
  • A droite, la rue de la Glissade ou plus prosaïquement du Roumpe Cuo (rompe cul), à cause de sa très forte pente, conduisait vers Le Cannet, Antibes, Valbonne, Vallauris…
  • Au n°26 de la rue des Vaniers, des peintures datant de 1510 ont été découvertes récemment et représentent deux moines, dont l'un tient un livre et l'autre une pique. Sur cette place, deux rues menaient l'une à la Porte Sarrazine et l'autre à la Porte des Isnardons, démolie au XVIIIè siècle.
  • A gauche, l'ancien chemin de ronde surplombe la Place du Lieutenant Isnard. Nous arrivons sur la Place des Mûriers. Au n°36 naquit le 7 Février 1858, Amédée François Lamy, soldat et explorateur, qui, avec le concours de l'explorateur Foureau et le soutien du Président de la République, organisa une expédition transsaharienne. Partie d'Algérie en 1898, la colonne atteignit le lac Tchad en 1900. C'est là que le Commandant Lamy devait être mortellement blessé. Créée de toutes pièces dans les sables, la capitale de la nouvelle colonie reçut le nom de Fort Lamy (aujourd'hui N'Djamena). Au n°3, l'ancienne tour abritait un tisserand-barbier qui avait le redoutable honneur de raser Gaspard de Besse, bandit au grand cœur, qui fut roué à Aix en Provence devant la population en pleurs. Le moulin à huile dit Isnard, transformé en restaurant grâce au maître-cuisinier Roger Vergé, a donné son nom à la rue.
  • Sur la Place de l'Eglise, s'ouvre la Porte Sarrazine aux belles pierres patinées et aux solides mâchicoulis. La maison attenante a été successivement mairie, école et aujourd'hui musée de la photographie. Une pièce au rez-de-chaussée servait de prison. La placette était, autrefois, un cimetière à l'intérieur des murs. Le presbytère sur la droite, fait face à une ancienne tour de défense qui se trouvait adossée aux remparts., placée sous le vocable de St-Jacques le Majeur, l'église domine le village. De style roman, elle fut commencée au XIè siècle et remaniée par la suite au XIXè siècle. Le clocher est une tour quadrilatère en pierre de taille. Près de l'entrée, le bénitier en marbre date du XVIè siècle. La nef centrale se termine sur un retable de bois sculpté et doré du XVIIè siècle, orné en son centre par un crucifix ancien du XVè siècle. La pierre d'autel a été taillée au XIè siècle. Dans la rue des Lombards, vous remarquerez l'entrée et la cour d'honneur de l'ancienne maison abbatiale.
  • Près de la Place des Patriotes, le lavoir, construit en 1894, résonne toujours du battoir des lavandières tenaces, mais abrite également des expositions temporaires. Des abords de la statue du Commandant Lamy, on découvre les pré-Alpes de Grasse, la cité des parfums, les villages perchés voisins, Gourdon, Castellaras. Alors que du Monument aux Morts, l'on peut apercevoir la baie de Cannes, les îles de Lérins, Mandelieu, Théoule…